L’organisation, ce casse-tête social

26 août 2015 Aucun commentaire
L'organisation, un système construit par les actions quotidiennes.
L’organisation, un système construit par les actions quotidiennes.

Dans l’article La systémique, notion clé du changement continu, nous avons expliqué la conception systémique de l’organisation et avons mentionné qu’elle est particulièrement utile à la compréhension du fonctionnement personnel et organisationnel dans un contexte de changement continu. Vous vous demandez pourquoi ? Voici les deux raisons principales :

1. L’humain est la composante centrale de l’organisation circulaire : chacun des individus de l’entreprise participe donc activement au succès collectif. 

Les succès reposent en grande partie sur la qualité des comportements sociaux adoptés par chacune des personnes qui à leur tour, influencent la synergie des sous-systèmes et donc, le fonctionnement global de l’organisation.

La qualité de ces comportements est tributaire de « l’inventaire » des compétences socioprofessionnelles de chacun. Ces compétences, aussi appelées compétences générales, sont celles relatives aux aptitudes sociales, relationnelles et affectives. Par exemple, elles sont les capacités de collaboration, d’innovation, de communication, etc.

Elles favorisent les performances sociales qui elles, entre autres, soutiennent  les réussites financières (Allouche et ses collègues, 2004). Par ailleurs, les compétences socioprofessionnelles permettent notamment une meilleure intégration des savoirs personnels et organisationnels, soutiennent la flexibilité comportementale et l’utilisation efficace des ressources personnelles et organisationnelles.

Bref, elles supportent des aptitudes essentielles à la pratique du changement continu, comme l’ouverture d’esprit, la tolérance, l’esprit critique, etc. Du coup, on saisit pourquoi les organisations les plus performantes cherchent constamment à rehausser le profil des compétences globales de tous les individus qui y participent…

Or, les conduites des individus dans l’organisation sont aussi influencées par les changements sociaux, fonctionnels et matériels qui surviennent dans les sous-systèmes. C’est pourquoi le modèle systémique que Seminar privilégie postule que :

2. Le présent contexte de changement continu déstabilise continuellement l’organisation et ses membres, qui à la recherche de l’équilibre, engagent des comportements qu’ils croient conséquents pour la retrouver. 

Mais ces comportements peuvent parfois avoir l’effet de freiner la performance organisationnelle…

Prenons l’exemple d’une équipe de travail qui adopte des comportements inverses à ceux qu’elle prétend adopter. Le fait-elle pour protéger des valeurs contraires à celles prônées par l’organisation? Le fait- elle puisqu’elle saisit mal les tâches à accomplir? Est-ce que l’information concernant le travail à accomplir a bien circulé? Prenons maintenant l’ensemble d’un travailleur dont les comportements sont désengagés puisqu’il n’adhère pas aux changements apportés dans l’environnement organisationnel. Sa démotivation provient-elle d’un manque de clarté des objectifs du changement? D’un manque de convictions profondes quant à l’utilité de changements annoncés? D’un manque de capacité à faire preuve d’initiative? Comment cette apparente résistance au changement pourrait-elle être mise au profit de la performance organisationnelle?

Avec une perspective systémique, on peut alors révéler plus facilement les facteurs personnels et environnementaux qui sous-tendent ces dynamiques toxiques pour la croissance organisationnelle et pour le développement professionnel.

Toutes ces situations susceptibles de faire obstacle à l’atteinte des objectifs personnels et organisationnels ont un dénominateur commun : la perception.

En tant qu’humains, les décisions que nous prenons au contact d’une situation donnée dépendent largement de la perception, soit de l’interprétation que nous en faisons. Si les interprétations d’un événement sont erronées, il y a fort à parier que les comportements engagés dans ou vis-à-vis ce même événement seront moins efficients.

Connaître et comprendre les mécanismes d’interaction entre le profil de compétences des individus et l’environnement peut vous aider à éviter ces écueils. Par une connaissance plus pointue de ces dynamiques, vous pourrez reconnaître les obstacles et facilitateurs à la performance organisationnelle pour y intervenir plus efficacement. C’est dans cette optique que Seminar vous aide à :

  • mieux cibler les forces et les faiblesses de votre organisation;
  • améliorer vos relations professionnelles;
  • cultiver en continu le talent des membres;
  • devenir plus performant et flexible en tant qu’individu et organisation;
  • être proactif et à l’avant-garde de la concurrence;
  • maximiser vos capacités d’influence et de leadership;
  • envisager la nouveau comme un défi d’adaptation nécessaire au succès;
  • favoriser l’excellence professionnelle;
  • résorber les handicaps organisationnels (ex. le surconformisme, l’exclusion symbolique, croyances dysfonctionnelles, etc.);
  • vous défaire des mythes sociaux qui freinent l’essor de votre organisation.

 

En résumé ; l’individu et l’environnement sont deux inséparables puisqu’ils se co-construisent. Pour améliorer les performances au travail et le bien-être, on doit donc intervenir sur ces deux composantes. En travaillant à la fois avec le personnel et les personnes des équipes de direction qui elles, sont responsables d’établir les conditions environnementales favorables à la performance. 

cible seminar symétrisAuteure : Ariane Laberge Sévigny

Pour en savoir plus à ce sujet, n’hésitez- pas à nous contacter. Info@seminarfc.com


Références : Amato, A. (inconnue). Vers un management systémique des organisations. Les cahiers de l’Actif . (308/309). Consulté en ligne : http://www.actif-online.com/fichiers/articles/art_amato_308_309.pdf

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