La dépression majeure : quand elle nous attrape!

25 septembre 2015 Aucun commentaire

Plusieurs parents et parents travailleurs souffrent de difficultés d’adaptation. Celles-ci peuvent se manifester notamment par du stress, des conflits relationnels, une réduction du rendement au travail et conduisent parfois même à une dépression. La dépression demeure encore mal comprise et taboue…

Étant donné que ces difficultés d’adaptation peuvent entraîner cette maladie qu’est la dépression, nous pensons qu’il est primordial d’y accorder une attention spécifique dans nos vies. Prenons le temps de nous arrêter quelques minutes pour tenter de comprendre ce phénomène (la dépression majeure), et ce, afin de se prémunir des conséquences qui y sont associées et de réfléchir à des solutions pour favoriser le rétablissement.

Pour vous éclairer, nous avons élaboré une série de trois articles à ce sujet. Cet article est le premier de la série. Les deux autres sont les suivants : Une dépression? Des solutions! et Quand le travail nous fait craquer (viendra ultérieurement).  


♦ Ce premier article aborde la dépression majeure de manière générale parce que nous croyons que connaître les symptômes de cette maladie est essentiel pour mieux les reconnaître et s’en protéger.

J’ai reçu un diagnostic de dépression majeure, qu’est-ce que c’est?

Nous entendons souvent parler de la dépression, avec toute la sensibilisation faite entre autres dans les médias, mais en quoi cela consiste exactement «faire une dépression»? En fait, selon le manuel diagnostique reconnu en matière de santé mentale, la dépression majeure (terme complet pour désigner ce trouble qui est plus généralement nommé dépression) est un trouble de santé mentale (trouble de l’humeur) caractérisé par un ensemble de symptômes: l’humeur dépressive, une perte d’intérêt ou de plaisir, des sentiments de culpabilité ou de faible estime de soi, l’insomnie ou l’hypersomnie, une perte ou un gain de poids, un manque d’énergie, l’agitation ou le ralentissement psychomoteur, des difficultés de concentration, ainsi que des idéations suicidaires ou de mort (American Psychiatric Association (APA), 2000; Patten & Juby, 2008).

Le premier épisode dépressif majeur a généralement lieu vers la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte et environ 50 % des personnes vivent plus d’un épisode. La dépression majeure peut survenir avec d’autres troubles de santé mentale tels que : trouble anxieux (ex. anxiété généralisée), toxicomanie ou alcoolisme, trouble alimentaire (ex. hyperphagie). Qu’elle soit seule ou combinée à un autre problème, les symptômes associés à la dépression majeure entraîne des difficultés importantes et significatives dans plusieurs sphères de vie de la personne, soit sur le plan personnel, familial, social ou professionnel (APA, 2000; Patten & Juby, 2008).

Le «fléau» de la dépression

La dépression est  très fréquente dans la population canadienne et québécoise, d’où l’importance d’en parler.  Par ailleurs, la dépression a un impact sur notre équilibre de vie en perturbant toutes nos activités que ce soit dans notre famille ou notre travail.

En effet, 4,8% de l’ensemble de la population canadienne âgée de 15 ans et plus ont vécu un épisode dépressif majeur au cours des 12 derniers mois. Parmi cette population, 6,8% sont des femmes âgées entre 25 et 44 ans et 4% sont des hommes de cette même catégorie d’âge; les femmes et les hommes âgés entre 25 et 44 ans étant davantage susceptibles d’être parents de jeunes enfants. Cette même enquête révèle qu’au cours de leur vie, 16,9% des femmes et 10,4% des hommes âgés entre 25 et 44 ans ont vécu un épisode dépressif majeur (Statistique Canada, 2004). La population québécoise suit également cette tendance (Institut de la statistique du Québec, 2010).

En résumé, la dépression majeure, de son nom complet, est une maladie qui touche plusieurs personnes et dont personne n’est à l’abri. Il est important de se rappeler qu’à même titre qu’un marathonien qui aurait la jambe cassée, une personne souffrant de dépression est dans une situation temporaire où sa capacité d’action est largement limitée voire totalement amputée le temps de sa rémission. Au même titre qu’un marathonien, avec du repos et des ressources, on peut d’en sortir…

À ce sujet, l’équipe de professionnels de Seminar| Formation + Conseil, spécialiste de l’adaptation au changement, peut vous aider.


 

Auteures : Vanessa Gervais-Breton, M.S.s. et Ariane Laberge Sévigny Formatrice agréée et consultante en développement organisationnel.

Références

American Psychiatric Association, APA (2000). Diagnostic and statistical manual of mental disorders. Washington, DC: American Psychiatric Press.

Institut de la statistique du Québec, ISQ (2010). Étude sur la santé mentale et le bien-être des adultes québécois : une synthèse pour soutenir l’action. Extrait du site web de l’ISQ le 8 novembre 2012 : http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/sante/pdf2010/sante_mentale_synthese.pdf

Patten, S., & Juby, H. (2008). Profil de la dépression clinique au Canada. Réseau des centres de données de recherche. Série de synthèses de recherche, 1, 1-26.

Statistique Canada (2004). Tableaux de données. Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – Santé mentale et bien-être (cycle 1.2). Extrait du site web de Statistique Canada le 10 novembre 2012 : http://www.statcan.gc.ca/pub/82-617-x/4067678-fra.htm


 

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